In un’altra vita. Dans une autre vie.

14,00 

di Valérie Queruel

 

EDIZIONE BILINGUE IN ITALIANO E FRANCESE

 

Quanto sappiamo di noi stessi? E quanto possiamo dire di conoscere davvero le persone che ci accompagnano durante la vita?

Frédéric, giovane imprenditore franco-piemontese, si ritrova a dover affrontare la dipartita della madre. Ma le sue inaspettate ultime volontà – “Pubblica il mio romanzo” – lo trascineranno alla scoperta di un passato materno a lui del tutto sconosciuto, impregnato da un amore sospeso nel tempo e da promesse impossibili da mantenere, almeno in questa vita. Ogni pagina di quel romanzo è un portale per le varie sfaccettature della donna che fu sua madre. A Frédéric non resta che immergersi nei capitoli, scoprendo di riflesso quanto ogni nostra scelta è destinata a influire su ciò che siamo e di come ogni giorno ci costringe ad abbandonare un’opzione per seguirne un’altra.

 

Peut-on se connaître soi-même ? Et peut-on réellement dire de connaître les personnes qui nous entourent ?

Frédéric, jeune entrepreneur franco-piémontais, doit affronter le décès de sa mère et respecter ses dernières volontés : publier son roman. Il se retrouve confronté au passé de sa mère, passé qu’il ignorait, empreint d’un amour suspendu dans le temps et de promesses impossibles à maintenir, du moins en cette vie. Chaque page du roman sera l’occasion pour Frédéric de découvrir sa mère, le portant à considérer combien chacun de nos choix peut déterminer ce que nous sommes, nous contraignant chaque jour à abandonner une option pour en suivre une autre.

 

Disponibilità: 170 disponibili

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Ecco un’anteprima del romanzo in italiano e in francese
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Voici un aperçu du roman en italien et en français
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01

Torino, 12 Aprile 2006

L’infermiere mi ha appena contattato. Mia madre ha avuto un nuovo attacco, è stata trasportata d’urgenza al centro ospedaliero di Nizza.

La chiamata è giunta mentre ero in riunione con il titolare, per sistemare i dettagli a proposito dell’appuntamento col Presidente della ETE, Ecologic Total Energy. Alleandoci a questa multinazionale, saremmo sul punto di conquistare il mercato europeo delle energie rinnovabili. Neanche a dirlo, sono stato costretto a rimandare il mio appuntamento.

Da buon padre di famiglia italiano, il titolare mi ha dato una pacca sulla spalla e, guardandomi dritto negli occhi, ha consentito alla mia partenza, un sorriso compassionevole disegnato sulle labbra. Non una parola, ma lo sguardo tenero e profondo di qualcuno che prova un sentimento misto tra la pena e la stima. Paolo è un secondo padre per me. Il primo, l’ho perso all’età di tredici anni. Mia madre non si è mai risposata, nemmeno si è permessa di lasciare un qualunque uomo avvicinarsi alla nostra casa. O, se non altro, non me ne sono mai accorto…

Ho fatto una pausa sull’autostrada dopo Savona per dissetarmi un po’ in quanto il calore è soffocante, e ne ho approfittato per contattare il nostro medico di famiglia a Nizza. Era appena tornato da una visita a mia madre durante la quale aveva parlato a lungo col professor Angelini, responsabile del servizio di cardiologia.

«Sono desolato, Frédéric. Le rimane soltanto qualche giorno, una settimana al massimo.»

Ho sentito il mio cuore stringersi: non sono pronto ad un tale shock.

Di solito, quando percorro l’itinerario che va da Torino a Nizza, abbasso i finestrini della macchina: il profumo penetrante delle erbe aromatiche della Riviera mi rinvigorisce. Credo che l’olfatto sia tra i cinque sensi il più sviluppato in me, eppure oggi non riesce a farmi riaffiorare emozioni dimenticate. Un unico pensiero mi preoccupa: arrivare in tempo. La macchina corre sull’asfalto, ho gli occhi spalancati di paura, il cuore a mille, la fronte intrisa di sudore.

Per fare più in fretta, decido di tagliare la strada intrufolandomi in un piccolo sentiero collinare, parecchio stretto ma abbastanza battuto per il passaggio di una macchina. Questa strada è testimone delle numerose fughe fatte all’età dei vagabondaggi tra adolescenti dello stesso quartiere. Sbocca sulle alture della città, in un labirinto di vicoli stretti e tortuosi: tutto sommato non sono più sicuro che prendere questo sentiero sia stata una così buona idea… 

Una folla di pensieri si confondono nella mia testa, sento nascere in me una forte emicrania. Rallento.

L’ultimo tratto è sempre il più difficoltoso, soprattutto se pieno di semafori. Devo trovare un posto per parcheggiare la macchina, uno spazio qualunque, qualsiasi cosa per evitarmi la coda alla cassa del parcheggio dell’ospedale. Eccone uno, finalmente!

 

Turin, 12 Avril 2006

L’infirmière vient de m’appeler. Ma mère a eu une nouvelle attaque. Elle a été transportée d’urgence au CHU de Nice où elle a été hospitalisée. Je pars sur le champ, sans même en avoir averti Sara, la jolie secrétaire.

L’appel téléphonique est arrivé alors que j’étais en réunion avec mon directeur, réunion d’envergure d’ailleurs car destinée à la préparation d’un rendez-vous d’affaire important avec le Président de la ETE, Ecologic Total Energy. En nous alliant à cette multinationale, nous serions sur le point de conquérir le marché européen des énergies renouvelables. Il a bien entendu fallu reporter mon rendez-vous…

En bon père de famille italien, le directeur m’a attribué une tape sur l’épaule et, me regardant droit dans les yeux, a consenti à mon départ inopiné, un sourire compatissant dessiné sur les lèvres. Pas un mot, mais le regard doux et profond de quelqu’un qui éprouve un sentiment mêlé de peine et d’estime. Paolo est comme un second père pour moi. Le premier, je l’ai perdu à l’âge de treize ans. Ma mère ne s’est jamais remariée, ni ne s’est hasardée à laisser s’approcher un autre homme de notre maison. Ou du moins, elle ne m’en a rien laissé voir…

J’ai fait une pause sur l’autoroute après Savone pour me désaltérer un peu, car la chaleur est suffocante, et en ai profité pour contacter notre médecin de famille à Nice. Il revenait d’une visite à ma mère et avait longuement parlé avec le Prof. Angelini, responsable du service de cardiologie.

« Je suis désolé, Frédéric, m’a-t-il répondu. Il ne lui reste que quelques jours, une semaine tout au plus. »

J’ai senti mon cœur se serrer : je ne suis pas prêt à un tel choc.

Habituellement, lorsque je parcours l’itinéraire qui va de Turin à Nice, j’abaisse les vitres de la voiture : le parfum pénétrant des herbes aromatiques de la Riviera me revigore. Je crois que l’odorat est, des cinq sens, le plus développé chez moi ; il fait renaître en moi des émotions oubliées. Mais aujourd’hui je n’ai de goût à rien. Une seule pensée m’occupe : arriver à temps. La voiture court sur l’asphalte, j’ai les yeux écarquillés de peur, le cœur me palpite, la sueur coule de mon front.

Pour faire plus vite, je décide de prendre un petit sentier montagneux, assez étroit mais suffisamment lisse pour qu’une voiture puisse s’y faufiler. Ce chemin est le témoin de nombreuses escapades nocturnes, faites à l’âge des vagabondages entre ados du même quartier. Il débouche sur les hauteurs de la ville, dans un dédale de ruelles étroites et tortueuses : peut-être n’était-ce finalement pas la meilleure des idées que d’emprunter ce sentier… Une foule de pensées s’accumulent dans ma tête ; je sens que la confusion qu’elles provoquent est en train de me donner une belle migraine. Je ralentis.

La dernière ligne droite est toujours la plus longue à parcourir, surtout lorsqu’elle est ponctuée de feux vous obligeant à vous arrêter à chaque coin de rue. Il me faut trouver une place pour garer la voiture, un endroit quelconque, tout pour m’éviter la queue à la caisse du parking de l’hôpital. En voilà une : enfin !

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